Retour au blog
Fidélisation 6 min de lecture

Le ticket de caisse est devenu facultatif : c'est le meilleur moment pour la fidélité

Depuis août 2023, le ticket n'est plus imprimé d'office. La CNIL recommande de pouvoir le récupérer par QR code, sans donner ses coordonnées. Et en 2026, la fidélité se compte au même endroit : l'encaissement. Ce que dit la loi, les lignes rouges, et le parcours qui marche.

Le ticket de caisse est devenu facultatif : c'est le meilleur moment pour la fidélité

À retenir

Depuis le 1er août 2023, le ticket de caisse n'est plus imprimé d'office : il est remis à la demande. La CNIL recommande de pouvoir le récupérer par QR code, sans donner ses coordonnées. En 2026, la fidélité se déplace au même endroit : l'encaissement. Le bon réflexe pour un commerce de proximité : proposer le reçu sur le téléphone, et la carte de fidélité juste en dessous, facultative.

  • Ticket imprimé seulement à la demande depuis le 1er août 2023 (loi AGEC), avec des exceptions
  • Ticket dématérialisé : proposé, jamais imposé ; la CNIL recommande le QR code
  • Fidélité : jamais une condition pour avoir son ticket, offres commerciales sur accord séparé
  • Tendance 2026 : le passage est compté au paiement, plus besoin de demander « vous avez la carte ? »

Le ticket papier est devenu facultatif. Le moment qu'il occupait, lui, est resté.

Depuis le 1er août 2023, la loi anti-gaspillage (AGEC) a mis fin à l'impression systématique des tickets de caisse et des tickets de carte bancaire : vous les remettez seulement si le client le demande, et vous devez l'indiquer par un affichage à l'endroit du paiement. L'État l'a justifié par les volumes : environ 30 milliards de tickets imprimés chaque année en France, dont 12 milliards de tickets de caisse, soit 150 000 tonnes de papier.

Il reste des exceptions : l'impression est toujours obligatoire pour les produits couverts par la garantie légale de conformité (électroménager, informatique, téléphonie, meubles, jouets, articles de sport), et la restauration garde ses propres règles de note. Mais pour une baguette, un café ou un bouquet, le ticket papier ne sort plus par défaut.

Ce qui n'a pas disparu, c'est le moment : les quelques secondes où le client vient de payer, où il a son téléphone en main et où il attend qu'on lui dise au revoir. C'était le moment du ticket, et c'est le meilleur moment pour la fidélité.

Ce que dit la CNIL, et pourquoi c'est une bonne nouvelle.

Beaucoup de commerçants ont remplacé le ticket papier par le ticket par email. La CNIL a posé des limites claires : le ticket dématérialisé peut être proposé, jamais imposé, et la loi ne vous oblige pas à en proposer un. Surtout, elle recommande les solutions qui permettent de récupérer son ticket sans communiquer ses coordonnées, par exemple en scannant un QR code, qui ne demande que les données nécessaires à la connexion.

La ligne rouge : le ticket ne doit jamais servir à forcer la main. Pas de compte fidélité obligatoire pour avoir son ticket, pas d'offres commerciales sans accord explicite et séparé. Un client qui refuse la fidélité repart avec son ticket, point.

Pour un commerce de proximité, ces règles tracent en fait le parcours idéal : un QR juste après le paiement, le reçu sur le téléphone sans rien donner, et la carte de fidélité proposée en dessous, en un geste, pour ceux qui la veulent.

La tendance 2026 : la fidélité se compte au moment du paiement.

Le principal défaut d'une carte de fidélité, papier ou numérique, c'est le geste : il faut que quelqu'un y pense. « Vous avez la carte ? » se perd dès qu'il y a la queue, et une carte qu'on oublie de tamponner ne fidélise personne. Les acteurs du paiement l'ont compris : en avril 2026, SumUp a lancé en France une fidélité qui transforme chaque paiement par carte en points ou en tampons, pour les clients qui ont installé son application et y ont enregistré leur carte bancaire.

Le mouvement est clair : le passage se compte là où le client paie, sans rien lui demander. Il reste deux questions à se poser avant de choisir un outil : faut-il que le client installe une application, et faut-il changer de caisse ?

  • Carte papier : aucune technologie, mais un tampon oublié sur deux dans le rush, des cartes perdues, aucun moyen de relancer le client qui ne revient plus.
  • Application de fidélité : puissante, mais peu de clients installent une application pour une boulangerie ou un coiffeur.
  • Fidélité liée au terminal de paiement : automatique, mais réservée aux clients de ce terminal, et souvent à ceux qui ont installé l'application du fournisseur.
  • Carte dans Apple ou Google Wallet, comptée à l'encaissement : rien à installer côté client, et le passage est compté juste après le paiement, avec la caisse que vous avez déjà.

Cinq réflexes à prendre dès cette semaine.

  1. Vérifiez votre affichage : l'information « ticket sur demande » doit être visible à l'endroit du paiement.
  2. Changez la question : « Vous voulez votre reçu sur votre téléphone ? » passe mieux que « Vous avez notre carte ? ».
  3. Ne conditionnez rien : le reçu d'abord, la fidélité ensuite, facultative.
  4. Séparez les offres : l'envoi de promotions se coche à part, jamais pré-coché.
  5. Prévoyez les remboursements : un achat remboursé ne doit pas laisser de points en trop, ni de récompense indue.

Votre client paie. Habitu s'occupe de sa fidélité.

Juste après le paiement, la tablette du comptoir affiche le QR du reçu : le client le scanne, voit son reçu sans rien donner, et son passage est compté sur sa carte Apple ou Google Wallet. Avec une caisse SumUp, Zettle ou Stripe, le montant arrive tout seul et les remboursements sont corrigés ; avec une autre caisse, l'équipe tape le montant en deux secondes. Carte gratuite sans limite de durée.

Voir comment ça marche avec votre caisse

Questions fréquentes

Suis-je obligé d'imprimer le ticket de caisse ?

+
Non, plus depuis le 1er août 2023 (loi AGEC) : le ticket est remis seulement si le client le demande, et vous devez l'afficher à l'endroit du paiement. Exceptions : l'impression reste obligatoire pour les produits couverts par la garantie légale de conformité (électroménager, informatique, meubles, jouets, articles de sport…). La restauration garde ses propres règles de note.

Puis-je imposer le ticket par email ?

+
Non. Le ticket dématérialisé peut être proposé, jamais imposé, et la loi ne vous oblige pas à en proposer un. La CNIL recommande les solutions qui permettent au client de récupérer son ticket sans donner ses coordonnées, par exemple en scannant un QR code.

Puis-je profiter du ticket dématérialisé pour inscrire le client à ma fidélité ?

+
Vous pouvez la proposer, pas la conditionner : le client doit pouvoir obtenir son ticket sans créer de compte ni accepter vos offres. Et l'envoi d'offres commerciales demande son accord, séparé du ticket. La bonne pratique : le ticket d'abord, la carte de fidélité proposée en dessous, facultative.

Qu'est-ce que la « fidélité à l'encaissement » ?

+
C'est le fait de compter le passage du client au moment où il paie, sans lui demander sa carte. Les acteurs du paiement s'y mettent (SumUp a lancé en avril 2026 une fidélité liée au paiement par carte), et les outils de fidélité indépendants le font avec un QR affiché juste après le paiement, ou en se branchant sur la caisse.

Et si le client se fait rembourser ?

+
Un bon système retire ce que l'achat avait donné. Si votre outil lit les ventes de votre caisse, il peut lire aussi les remboursements et corriger la fidélité tout seul. Sinon, prévoyez une annulation simple, dans les minutes qui suivent, pour les erreurs de caisse.
Ticket dématérialisé et fidélité : ce qui change en 2026